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Le “J’accuse… !” de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

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J’accuse les gouvernements français successifs d’avoir alimenté l’antisémitisme sous des discours philosémites.

J’accuse les responsables politiques français au pouvoir depuis des années, des décennies, d’avoir systématiquement pris le parti d’Israël et présenté cette complicité comme un souhait de protéger les juifs.

J’accuse toutes celles et ceux au pouvoir, par leurs mots, d’avoir systématiquement isolé l’antisémitisme des autres formes de racisme, comme s’il était différent, comme s’il était plus grave.

J’accuse le pouvoir en place aujourd’hui d’avoir voulu réduire au silence les critiques légitimes à la politique criminelle d’Israël au moment où des civils se faisaient massacrer à Gaza, d’avoir dans le même temps laissé la Ligue de Défense Juive (LDJ) déverser sa haine des Arabes et/ou musulmans, renforçant ainsi un deux poids, deux mesures injuste et forcément favorable au développement de l’antisémitisme.

J’accuse les responsables de la Grande synagogue de Paris d’avoir accueilli en son sein un représentant de l’armée israélienne pour rendre possible des recrutements, entérinant là l’équation juif = partisan de la politique raciste d’Israël.

J’accuse toutes celles et ceux dont le rôle est de permettre le vivre-ensemble, le vrai vivre-ensemble, d’avoir agi dans un sens absolument contraire dans ce pays, mon pays. Même juive, Israël ne sera jamais mon pays et j’espère que mes coreligionnaires finiront par en être tous convaincus.

 

Publié sur le site de l’UJFP le dimanche 11 janvier 2015 par Emmeline Fagot.

 

Ce texte de l’UJFP vient en réponse à la participation du criminel de guerre Benjamin Netanyahou à la marche de la place de la République et plus encore à sa présence lors d’une cérémonie organisée à la synagogue de la Victoire où il a été reçu par François Hollande et Manuel Valls, faisant ainsi voler en éclat « l’union nationale » prônée par les deux leaders de la majorité. Mais il faut dire qu’elle ne valait déjà pas grand chose.

 


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